football

31 aoû 2016

Le football est de loin en Europe, comme en Amérique latine, le sport le plus populaire, tant par sa pratique (cependant à 90% masculine), que pour le fait que ses championnats et coupes sont très suivis et appréciés. C'est un phénomène historique, qui s'est développé tout au long du XXe siècle, avec une base populaire et souvent une opposition culturelle entre deux clubs dans une ville, en fonction de l'identité de classe (Torino / Juventus, Sparta de Prague / Slavia de Prague, Manchester City / Manchester United, Rapid de Vienne / Austria de Vienne, etc.)

Pour cette raison, au cours du XXe siècle, la plupart des grands clubs d'un pays avaient leur chance de réaliser quelques performances lors des grands tournois internationaux, et naturellement de gagner le championnant lui-même. C'était, toutefois, avant un football moderne qui est dénoncé culturellement par de nombreux clubs de supporteurs en Europe au moyen de la campagne Against Modern Football...

12 juil 2016

L'honneur retrouvé des Portugais de France

Submitted by Anonyme (non vérifié)

Depuis Rocky, le chef des Ducky Boys qui était une bande parisienne anti-skinheads des années 1980, jusqu'à Cristiano Ronaldo et José Mourinho depuis une dizaine d'années dans le football, les jeunes issus de l'immigration portugaise ont cherché de multiples inspirations pour retrouver une fierté physique et morale.

La docilité et l'obséquiosité restent présents en partie, il est vrai, en raison du poids très grand du catholicisme et de ses superstitions. Mais le racisme anti-portugais ne peut plus s'exprimer ouvertement sans échapper à une réponse franche et brutale, dans l'esprit de l'autodéfense...

2 juin 2016

Lorsque le mouvement des « Indigènes de la République » est apparu, au milieu des années 2000, nous ne pouvions que le critiquer comme étant ethno-différentialiste.

L'extrême-gauche anarcho-trotskyste a, quant à elle, massivement soutenu ce mouvement, notamment les milieux de la CNT et de ce qui deviendra le Nouveau Parti Anticapitaliste.

La théorie de ces gens était qu'il ne pouvait y avoir de racisme que de la part des personnes à la peau blanche, qu'il fallait raisonner non pas en termes de classes sociales mais « d'en haut » et « d'en bas », ce qui amenait à justifier tout et n'importe quoi venant « d'en bas »...

1 juil 2014

Le joueur de football uruguayen Luis Suarez a été exclu du tournoi de la coupe du monde de football pour avoir mordu un autre joueur, un fait dont il a déjà été coutumier. Cela a été prétexte à une série d'expressions populistes de la part du président uruguayen, José Mujica.

Ce dernier a ouvertement nié l'attaque de Suarez, racontant dans une expression virile que « Moi, je ne l’ai vu mordre personne, mais ils se donnent des coups de pied et des coups très forts. Et ils les encaissent. »

Recevant les joueurs à l'aéroport, il a attaqué les responsables de la FIFA, la fédération internationale de football, en les traitant « de bande de vieux fils de putes », avant de se mettre la main sur la bouche, puis de sourire, se présentant ainsi comme un rebelle...

30 juin 2014

L'actuelle coupe du monde de football est prétexte au chauvinisme et au nationalisme, cela n'a rien d'étonnant. Depuis la vague nationaliste de 1998, où dans tout le pays, sans aucune exception, a été vécue la « joie » de la « victoire », le soutien à l'équipe de France est devenu une obligation, un devoir, sous peine de passer pour un traître, un marginal.

Ce n'est pas pour rien que François Hollande se pose en premier soutien de l'équipe, ou encore que la presse montre sans cesse des photographies de supporters idiots au Brésil, des bourgeois peinturlurés exprimant leur vision du monde bornée et leur divertissement pitoyable. Tout cela relève de la mobilisation de masses, en faveur du nationalisme.

Quelques figures pathétiques ressortent cependant du lot, et elles sont féminines. Cela n'a rien d'étonnant. Le nationalisme agressif est toujours porté par le patriarcat, mais le nationalisme a également une dimension plus « maternelle », plus patriotique, avec la figure protectrice qui vient saluer les « guerriers »...

13 juin 2014

Hier soir, le 12 juin 2014 a débuté la coupe du monde de football au Brésil, pour une durée d'un mois.

Elle est un évènement très rentable pour les sponsors et les promoteurs ayant construit ou agrandi des stades et des installations au Brésil – au mépris de la mort d'un certains nombres d'ouvriers sur les chantiers et dans un contexte de corruption mafieuse et de détournement de fond massifs. Elle l'est aussi pour les marchands de pizzas de mauvaise qualité ou encore les industriels de la bière. Ces derniers ont d'ailleurs réussi, par le biais de la FIFA, à imposer au parlement brésilien le fait que la bière soit vendue dans les stades pendant la compétition, alors que l'alcool y est normalement interdit.

La coupe du monde de football est aussi l'occasion d'une importante mobilisation nationaliste dans les pays qui y participent. C'est dans ce cadre que la FIFA a organisé, avec le constructeur automobile Hyundai, un vote en ligne auprès des supporters entre plusieurs propositions pour choisir un slogan à chaque sélection nationale engagée dans la compétition. Celui-ci figure en grosses lettres sur les bus de chacune d'entre-elles...

17 mai 2013

Les affrontements et pillage dans l'ouest parisien lors du "sacre" du Paris Saint-Germain il y a deux jours ont ravivé le spectre des "casseurs". En réalité, ce qui se joue, c'est une certaine recomposition idéologique et culturelle du prolétariat. Cela passe par un tel phénomène, mais sans s'y arrêter...

15 mai 2013

Pourquoi le trotskyste Nicolas Kssis-Martov et le journaliste ultra-populiste Pierre Menès défendent-ils tous deux les "ultras" parisiens ? Parce que ce phénomène n'est rien d'autre qu'une aliénation au service du micro-tribalisme du capitalisme pourrissant. Ces deux journalistes en sont deux ardents promoteurs, dans la variante "de gauche" et celle "de droite"...

14 mai 2013

Le club de football du Paris Saint-Germain, depuis une dizaine d'années, a largement élargi ses assises populaires, notamment en banlieue. Une des expressions de cela a été l'affrontement entre la tribune Boulogne, d'idéologie nationaliste et de culture hooligan ou ultra, avec la tribune Auteuil, d'idéologie hétéroclite et pareillement de culture hooligan ou ultra.

Il était donc inévitable qu'apparaissent des centaines de jeunes issues des classes populaires (ainsi que les ultras de la tribune Auteuil, mis de côté par le PSG) dans le rassemblement de 15 000 personnes à la place du Trocadéro à Paris pour fêter le PSG ayant remporté le championnat de France, ce qui était attendu « depuis 19 ans » de la part de gens ayant une vingtaine d'années, ce qui n'est pas le dernier des paradoxes...

3 oct 2011

« Le patron de la Ligue 1, c’est le PSG. Le génie du Championnat de France, c’est Pastore. Lui, c’est le maître du prêt-à-jouer, la haute couture du football. C’est un orfèvre du beau, du délicat et du subtil. Être le contemporain de ce genre de joueur rend l’existence forcément plus belle. » (Le Parisien)

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