Lumières

24 oct 2015

Le très haut niveau culturel atteint par Jean Racine ne peut être compris qu'à la lumière du matérialisme dialectique, qui permet de saisir en quoi c'est un auteur national. Il est évident que si on regarde les fondements mêmes de l'approche de Jean Racine, on a quelque chose qui appartient au fleuve culturel démocratique.

De fait, lorsque l'accent est porté sur la vraisemblance, cela annonce le réalisme. Et lorsque la bienséance est mise en avant en tant que mise en avant des comportements adéquats, cela annonce la morale socialiste...

17 aoû 2015

Dans la nouvelle Micromégas, Voltaire fait intervenir deux extra-terrestres gigantesques qui viennent sur la planète Terre. Ils n'y rencontrent que des hommes imbus d'eux-mêmes et prompts aux massacres, à part un qui, justement, s'avère un disciple de John Locke.

Les extra-terrestres l'apprécient particulièrement, et on devine bien entendu que c'est le point de vue de Voltaire, dont la Lettre philosophique XIII est par ailleurs un éloge de John Locke...

13 juil 2015

Emmanuel Kant, en tant qu'auteur des Lumières, a donc théorisé la toute-puissance de l'entendement. Dans un texte fameux de 1784, il appelle ainsi à l'autonomie de la pensée, dans un grand élan anti-féodal :

« Les lumières, c’est pour l’homme sortir d’une minorité qui n’est imputable qu’à lui. La minorité, c’est l’incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d’un autre. C’est à lui seul qu’est imputable cette minorité dès lors qu’elle ne procède pas du manque d’entendement, mais du manque de résolution et de courage nécessaires pour se servir de son entendement sans la tutelle d’autrui...»

12 juil 2015

Malgré les prétentions et la récupération faite par le néo-kantisme, Emmanuel Kant est bien un matérialiste : à ses yeux, c'est de la réalité que vient les informations correctes. Comme il le dit :

« Ce que j’ai appelé idéalisme ne concernait pas l’existence des choses (or l’idéalisme proprement dit, au sens communément reçu, consiste à la mettre en doute), car il ne m’est jamais venu à l’esprit d’en douter. »...

12 mai 2013

Les Lumières françaises ne sont donc pas « tombées du ciel », elles sont bien une production, et non pas une création « géniale. » Elles sont le fruit de l’humanisme né avec les débuts du capitalisme, notamment en Italie et en Hollande, bastion des arts et des sciences, du protestantisme ainsi que du matérialisme anglais, expression du capitalisme anglais qui s’exprime largement depuis la révolution anglaise au 17ème siècle.

12 mai 2013

Le principal problème du Parti Communiste français dans les années 1930 et 1950 a été son incapacité à correctement évaluer les Lumières françaises. Elles ont été considérées comme pavant unilatéralement la voie au socialisme scientifique, en raison de leur matérialisme.

C’est là un point de vue erroné, doublement erroné. Tout d’abord, parce que ce matérialisme n’est pas dialectique. Ensuite, parce que ce matérialisme pris comme seulement « français » nie l’influence du matérialisme anglais, le premier vrai matérialisme bourgeois.

12 mai 2013

La faiblesse de l’humanisme en France d’un côté, le renforcement de l’État national sous François Ier de l’autre, font que la monarchie a une marge de manoeuvre très large face au féodalisme de la noblesse d’un côté, au féodalisme du clergé de l’autre.

12 mai 2013

L’État central généralise une justice unique, rejetant la violence des micro-univers repliés sur eux-mêmes et combattant de manière ultra-violente et tribale la moindre intervention extérieure. Il ne le fait pas sans mal, mais il profite d’une tendance irrépressible, celle de l’accumulation du capital.

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