1 sep 2012

Merkel en Chine : un pas en avant vers la guerre impérialiste

Submitted by Anonyme (non vérifié)

Le matérialisme dialectique est très clair : le capitalisme va forcément à l'impérialisme, à la guerre. L'absence de campagne anti-guerre en général, et en particulier alors que des pays impérialistes dont la France tentent de renverser un pays comme la Syrie, est une catastrophe par rapport aux événements à venir.

On a une montée en puissance du fascisme et de la tendance à la guerre impérialiste, parallèlement à la véritable vague de 5ème colonne à l'extrême-gauche, qui objectivement sert la confusion, l'anti-communisme, l'antisémitisme et l'hystérie petite-bourgeoise.

Dans le cadre de cette tendance, on a donc la chancelière allemande Angela Merkel qui se rend pendant 5 jours en Chine ; ce n'est pas moins que la seconde fois en sept mois et la sixième fois en tout.

4,8 milliards d'euros d'accords économiques et ont été signés, et Wen Jiabao, premier ministre chinois depuis 2003, a été très clair sur la nature des relations germano-chinoise : « Cette amitié entre nous est indestructible, quel que soit les forces en action à son encontre. »

Par ces forces, il faut bien entendu entendre les États-Unis d'Amérique. Ce à quoi on assiste, c'est à un élargissement du bloc Paris-Berlin-Moscou, déjà en construction depuis plusieurs années.

Les rapports germano-chinois sont désormais tellement construits, qu'on voit mal une rupture s'affirmer.

En effet, les échanges entre les deux pays forment le tiers des échanges commerciaux chinois avec l'Union Européenne, et inversement quasiment la moitié des exportations européennes vers la Chine proviennent d'Allemagne. 6 % des exportations allemandes vont vers la Chine, le double d'il y a trois ans.

Merkel en a fini du soutien au Dalaï-Lama et aux appels pour la victoire des « droits de l'homme » : désormais c'est un véritable partenariat stratégique qui se profile.

La Chine profite du savoir-faire allemand pour continuer à tenter de construire un vrai capitalisme national et s'émanciper de l'impérialisme US, notamment financièrement. Pour cela, la Chine se place comme créditeur possible pour l'Union Européenne.

Si la Chine peut survivre par l'Union Européenne, comme pays inséré dans le système impérialiste mondial, alors elle peut se passer de l'impérialisme US et même tenter le saut du social-fascisme à l’État impérialiste.

Du point de vue du Parti Communiste d’Équateur (Comité de Reconstruction), la Chine est d'ailleurs déjà impérialiste, en raison de la pénétration de ses capitaux en Amérique latine. Au sens strict, cela est discutable, car même un pays opprimé de type expansionniste (comme la Turquie) a les moyens de cela.

Mais il est évident que la Chine est finalement comme la Russie avant 1917 : un pays semi-impérialiste, aux pieds d'argile, tentant forcément de se maintenir par la guerre.

L'impérialisme japonais est ainsi inquiet pour ses propres positions, comme il était inquiet de la Russie en 1905. Et il se tourne, ainsi, de plus en plus et définitivement du côté des USA.

L’Allemagne est donc, de son côté, devenue un partenaire privilégié de la Chine, et Merkel n'est pas allée qu'à Pékin, la capitale ; elle est également allée à Tianjin, ville natale de Wen Jiabao, ce qui représente un très rare honneur diplomatique.

On a un autre exemple d'hystérie impérialiste avec l'affaire des affiches russes à Bruxelles. Sur une affiche pour un voyage à Moscou de la compagnie russe Aeroflot, on voit Moscou avec une vue aérienne, et dans une rue on peut voir des chars défiler.

L'information a « buzzé » comme quoi il s'agissait de de transports de missiles nucléaires qui peuvent être envoyées depuis des camions (les fameux TOPOL-M).

Et comme l'affiche a été collée à station de métro Robert-Schuman, juste à côté des bâtiments des institutions européennes et de l'Otan, les réactions de cadres impérialistes européens ont été de dire qu'il s'agissait d'un avertissement de la Russie.

On a ainsi notamment Martin Callanan, député européen de Grande-Bretagne et président du groupe des conservateurs, qui a parlé d'intimidation et a appelé à enlever les affiches.

On est là naturellement dans une hystérie guerrière impérialiste se rapprochant de celle des années 1980.

Les affiches montrent en fait Moscou le 9 mai, lors du défilé (évidemment l'endroit n'est pas survolé tous les jours) de la victoire sur l'Allemagne nazie, et en fait de missiles nucléaires, il s'agit de systèmes mobiles de défense antiaérienne et antimissile, de type S-400 (SAM).

C'est un bel exemple d'hystérie impérialiste, alors que derrière se profilent les alliances pour la future guerre impérialiste !

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